London Magique

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 Souvenir, souvenir... Quand tu nous tiens. [Libre]

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Hedwige Malicia Jedusor

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MessageSujet: Souvenir, souvenir... Quand tu nous tiens. [Libre]   Mer 20 Fév - 0:20

C'était une chaude journée d'été. Une journée comme les autres, pour beaucoup de ce monde, mais il n'en était rien pour ceux se trouvant dans l'enceinte, ou alentour de cette maison.
4 Privet Drive. Un quartie d'apparence très ordinaire, au premier regard, chaque voiture parfaitement alignée et la pelouse bien tondue. Quoique l'herbe moins verte qu'avant, mais c'était l'été.
Pour certains, l'ambition du moment était de profiter au maximum de ces dernières semaines de vacances, avant la reprise des cours... Ou même du travail. Pour certains seulement...


Elle avait tout planifiée. A vrai dire, elle y songeait des mois entier, depuis le jour précis où Albus Dumbledore s'était éteint.

Une bien sombre journée, ponctuée par deux coeurs qui se déchirent... Deux ? Pas tout à fait. Ce jour là, il y en avait eu trois.
Pour la protéger... Oui, Harry. Tu as raison. Aime la, chéris la, tant que tu le peux encore. Tu parais tellement heureux auprès d'elle. Tu souris...

Un sourire que tu m'a si rarement accordé. Mais je ne t'en veux pas. A tes yeux, je ne suis rien d'autre qu'un animal sans conscience. Bien que tu me parle, parfois. J'aime entendre ta voix. Tu me parle de tes peines... De tes souvenirs... C'est peu souvent, je dois dire, mais cela me fait l'effet d'une première fois.
Oui... A chaque mot, une renaissance. Puis, lorsque le voile des ténèbres de la nuit recouvre cette partie du monde, tu t'endors, et ma serenité s'endort avec toi.
Je me retrouve seule, dans cette cage, prisonnière de mes sentiments, seule dans le noir...
En quête de réconfort, je te regarde dormir. Tu es magnifique. Les rayons de la lune à demi croquée par on ne sait quelle divinité jouent sur ta joue, barrée par des cils noirs, et des cheveux en bataille recouvrant ta cicatrice.

Elle signifie tellement de choses pour toi, pas vrai ? Mais je ne peux pas m'accorder quelques minutes de plus. Jamais je ne me lasse, et pourtant je ne peux plus vivre ainsi. J'etouffe. Je veux être libre... Je t'en prie, délivre mon coeur que tu as mit en esclavage sous tes pieds dés le premier instant où nos regards se sont croisés...
Si c'est pour le piétiner après. Oh, mais je ne t'en veux pas. Tu l'aime. D'ailleurs, tu souris. Tu pense à elle. D'habitude, quand tu dors, tu fais de terribles cauchemars... tes gémissements sont autant de flèches empoisonnées me taillladant le corps métamorphosé et lâchement dissimulé.

Je préfère que tu aie un sommeil paisible en pensant à Elle. Moi, jamais je ne pourrais traverser ces barreaux pour te réconforter.... Jamais.
Je m'arrache à cette douce contemplation, je pousse du bec cette prison, dont la porte s'ouvre dans un léger grincement. Tu remues un peu, pas trop, tu repars dans le pays des songes.
Suspendue à ta respiration, je finis par esquisser un geste. Le cadenas gît un peu sur le côté. Tu pensais l'avoir solidemment fermé, pour le lendemain... Mais j'ai été assez habile pour te le laisser croire, l'ayant disloqué un peu plus tôt, la nuit précedente.
Je suis souvent habile à ce genre de choses. Je suis souvent habile, et uniquement à cela, pour fuir comme une lâche...

Qu'attends-tu de moi, après tout, mon nom est maudit.
Je sors de cette prison qui depuis si longtemps n'a été que l'épaule métallique pour supporter mes peines et mes sanglots. Déjà, mon corps est liberé. Mais pas mon coeur. Et encore moins mon âme...
Je reprends lentement ma forme humaine. Celle que je n'ai jamais voulu te montrer, Harry.
Je ne suis pas très différente. Les années ont gravées à l'encre de la neige des hivers rudes mes cheveux, trop tôt blanchis.
Mes yeux ont cette même couleur ambre que tu connais si bien. Mais je le détourne, je cherche, mes mains se referment sur une plume échouées au fond de la prison.

Oui, cela faisait des mois que j'avais tout planifié... Quelle tête ferait MmePince en voyant qu'un livre avait disparu de la réserve. Je souris à cette pensée mélancolique. Je ne la verrais probablement plus jamais, comme toi je ne te verrais sûrement plus.
J'ai mit tout mon être dans cette potion. Quelle habile cachette, cette planche branlante. J'ai pu y laisser fermenter à mon aise certains ingrédients, alors que la préparation se déroulait au grenier abandonné et seul habité par souris, araignés et autres nuisibles. Tout aussi nuisibles que moi.
C'était prêt. Tout était prêt... sauf moi.

Pourquoi ne parvenais-je pas à esquisser un geste ? Je devais repartir à la chasse, cette nuit. Le plus tôt serait le mieux. Si je ne me trompais pas, si ce que j'avais entendu était exact, tout se déroulera le lendemain.
Le temps passe... et sans toi je ne suis rien. Alors, puisque tout nous sépare... Je pars.

Je ne lui laissa qu'en dernière trace de moi, cette nuit là, cette souris innocente à qui j'ai fait boire le polynectar. J'ai même mit de la potion dans ce bac rempli d'eau, qu'elle ne manquera pas de laper dans la journée. Les effets dureront surement assez longtemps, le temps que je parte...
Je plaçais ce sosie de moi, cette chouette frémissante dans cette cage, que je referme solidemment.
L'aube était proche. Un nouveau jour se lève. Mais pour moi, tout devenait froid. Tout devenait noir. J'allais partir... et ne plus jamais te revoir.

Je n'arrivais pas à partir. Je m'assis calmement contre le plancher, ramena mes genoux contre moi, et attendit... Et s je m'endore ? Ce serait plus qu'embêtant. Si Harry me voyait ? Il ne me verra pas. Je partirais. Je partirais...

Mais il n'en fut rien. Mes yeux se scellèrent, dans l'espoir d'un renouveau, et moi-même fut entraînée dans un sommeil rempli de déchirure.
C'est les grattements incessant de la fausse chouette qui me tira de cette torpeur. Il faisait déjà jour. La peur m'envahie. Jamais je ne pourrais quitter cette maison avant que tu ne t'éveille. Déjà, tu remue. Vite, fuir, loin d'ici...
Je reprends cette forme animagi pour sortir par la fenêtre. Je vais sur le toit. Je guette tes pas. J'attends que tu dise adieu. Adieu... Adieu pour toi aussi.
Je m'apprête à partir, mais je t'entends remonter les marches quattre à quattre. Malgré moi, je me glisse lentement prés de la fenêtre, sans me faire voir. Tu tiens celle que tu prends pour Hedwige dans ta main, déjà fort embarassée de tes bagages.

Toi aussi tu pars... Ainsi, tout nous sépare.
Malgré moi, je n'arrive toujours pas à partir. Je descend à mon tour vers la fenêtre du bas, mal fermée. Personne ne me remarque. Je suis comme transparente.
Je sens mon coeur et ma gorge se serrer. Tu es en train de parler à "Hedwige".


¤- Tu ne veux pas jeter un dernier coup d'oeil à la maison ? Nous ne reviendrons jamais ici. Tu ne veux pas te rappeler les bons moments ? Regarde ce paillasson, par exemple. Quels souvenirs... Dudley avait vomi dessus quand je l'ai sauvé des Détraqueurs... Finalement, il m'en a été reconnaissant, qui aurait pu croire ça ? Et l'été dernier, Dumbledore à franchi cette porte...¤

Je reprends forme humaine, rase le mur exterieur de la maison. Lentement, un sourire traversa mes lèvres empreintes de nostalgie. Mes yeux me piquent un peu. Je réalise que je pleure. C'est faible... tellement faible...

¤- Au début, Hedwige, c'était là-dedans que je dormais ! Tu ne me connaissais pas, à l'époque... Oh, nom de nom, j'avais oublié à quel point c'était petit... ¤

Je me mords la lèvre inferieure pour rester silencieuse. Le sort de Désillusion n'était pas fiable à cent pour cent, même si je l'ai appliqué sur moi. Et on entend toujours le bruit.
La "Hedwige" boude, elle ne paraît pas très habituée à ce corps et ne comprend pas ce qui se passe. Elle veut sortir, mais n'y parvient pas, alors reste bornée et muette.
Je tremble un peu. Tu retraçe ma vie, sans le savoir. Ma vraie vie, qui a commencé lorsque nous nous sommes connus la première fois... et tu ne sais pas...
Si tu savais à quel point tout mon coeur me criait de venir vers toi, et tout t'avouer...
Mais mon corps reste immobile. Et je ne dis rien. Peur ?
Je ne sais pas ce qui me retiens, mais j'ai la sensation qu'il s'agit de tout. Tout me retiens d'avouer... et tout m'éloigne de toi.
J'entre dans une sorte de léthargie sentimentale. Je réalise combien ma gorge me serre à m'en etouffer. Je n'y arrive pas... Je n'arrive pas à m'éloigner de toi.
Tu n'es ni de plus, ni de moins l'air que je respire.
Harry... Je t'aime tellement...
Tu continue de parler à voix douce, et à ce moment là j'étais presque jalouse de cette maudite souris. Oh, comme j'aurais aimé être de nouveau à sa place, t'entendre me parler... une dernière fois...
Mais c'était trop tard. J'ai mis six longues années à me décider à passer à l'action. Je ne veux pas douter au dernier moment. Je ne veux pas tout briser en six secondes. La machine était déjà mise en place.

Mes genoux ne me soutiennent plus. Je me laisse glisser le long du mur, disparais entre ces buissons. Des larmes amères glissent le long de mes joues pâles pour mourir dans mon cou, au coin de mes lèvres. Je ne sais pas où aller. Je suis presque déjà arrachée définitivement à Harry, et je réalise à quel point je suis perdue.
Même le rugissement assourdissant de la moto volante ne m'arracha nullement à cette torpeur qui me laisse de glace. Je ressers mes bras autour de ma taille, esperant me rechauffer avec.
Mais rien ne semble plus réconforter mon âme glacée.
Je repartirais demain.
Je resterais là, contre ce mur de pierre, à dormir peut-être, je ne sais pas. Il faut attendre que tu t'éloignes, avec cette Hedwige dont tu ne tardera pas à réaliser la véritable race.

**- Attention, Hagrid, dit Mr Weasley qui se tenait à côté d'eux, les mains sur son balai. Je ne suis toujours pas convaincu que ce soit une bonne idée et, en tout cas, cela ne doit servir qu'en cas d'urgence.
- Bon, alors, dit Maugrey, préparez vous, s'il vous plait. Je veux que nous partions tous exactement au même moment, sinon la diversion ne servira à rien.

Tout le monde enfourcha le balai.

- Tiens toi bien, Ron, dit Tonks.

Ron jetait furtivemment un regard coupable en direction de Lupin avant de prendre Tonks par la taille. Hagrid fit démarrer la moto d'un coup de kick : elle rugit comme un dragon et le side-car se mit à vibrer.

- Bonne chance à tous, cria Maugrey. On se retrouve au Terrier dans une heure environ. Attention, à trois. Un... Deux... TROIS !**


Je me demande comment tu réagiras.
Oui... Un, deux, trois... nous irons au bois.
Je ne peux pas savoir que tu m'auras déjà enterrée.
Quatre, cinq, six... oublier leurs vices...
Je ne peux pas deviner que les mangemorts avaient tendus un piège...
Sept, huit, neuf...
Je voyais des dizaines de Harry s'envoler, un temps considérable après.
Dix, onze, douze... Le sang sera-t-il rouge... ?
Je ne m'étonne pas. Même si j'avais oublié ce que j'avais entendue. Je pense simplement que je délire. Lentement, je me couche contre terre. Je respire l'odeur de l'herbe fraichement coupée, par les Dursleys qui n'avaient pas tenus à abandonner leur maison sans la mettre au propre malgré eux.

Je ressens de la compassion pour eux, soudainement, sans savoir pourquoi. Cette attention envers leur foyer me touche. Je ferme les yeux, lentement. Ils repartent. Tous. Je me retrouve seule avec le murmure du vent...

Un cri déchirant me fit rouvrir les yeux. Mon coeur semble partir en même temps. Je me redresse, si vivement que j'éprouve de la douleur dans mon dos et ma nuque, mais je m'en moque. Je lève la tête vers le ciel, je me lève entièremment. Je vois des silhouettes dans le ciel, une bataille qui fait rage. Des cris, des sortilèges fusant de tout part, frappant sans savoir quoi ni qui. Des corps tombent, s'écrasent non loin de là.

Un frisson violent me parcoure. Je m'approche de la terrasse, essayant de comprendre. Ce n'est pas simple, il y a des tas de Harry qui volent. Il y en a d'autres qui tombent... Mon coeur se met à suivre leur mouvement, dans cette chute d'ultime horreur, d'ultime agonie.
Mais il y a un cri que je reconnue, parmi les autres : le tien.
Je ne tardais pas à comprendre pourquoi.
Un couinement, faible, qui résonna en elle comme un claquement sonore de porte que l'on ferme.
Je comprends déjà, sans même le voir réellement.


**HEDWIGE !!!**


Tout est fini.
Pour toi... Je suis morte.



Peut-être, finalement, était-ce mieux ainsi... l'oubliera-t-il un jour ? Etait-il triste.. ? Elle ne savait ce qu'elle espérait à ce jour. Elle ne voulait pas qu'il éprouve de la souffrance. Mais, quelque part, cela lui apportera peut-être un semblant de réconfort en sachant si elle avait vraiment compté pour lui... ne serait-ce qu'un moment, où le rayon vert avait brisé cette vie innocente qu'Harry prit pour la sienne. Un moment devenu éternité.

Elle se serait attendue à des rues effervescentes, pleines de vies et de joie suite à la chute de Voldemort. Une écoeurante félicité qui envahissait chaque être frémissant de ce monde... Partout des rires, des chants.
Elle se sentait ailleurs de ce monde... après tout, elle l'a été depuis qu'elle s'était faite passée pour morte. Et cela remontait plus loin encore que cette terrible journée...
Bien plus loin encore que lorsqu'elle devint animagus...
Cela remontait même depuis qu'elle était née.
Voldemort, une fille ? Non, ça jamais, et même s'il avait certainement du remarquer le ventre arrondi de sa mère, il n'a certainement jamais vu de ses yeux sa propre fille avant sa chute...


Dernière édition par Hedwige Malicia Jedusor le Mer 20 Fév - 0:29, édité 2 fois
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